Dans Bottommost (2026), Emile et Baco explorent la vulnérabilité comme un terrain de jeu où l’échec se fait substance, matière première pour une performance bruyante de jouissance et de paradoxe. Le mot bottommost pourrait se définir comme “le fond du baril”. En creusant dans cet endroit de déclin et de fragilité, iels tissent une recherche chorégraphique où la dégradation devient un lieu d’apprentissage et d’affranchissement. La figure du chien, dans sa camaraderie rugueuse, où l’amour se cache dans la saleté, la tendresse sous les griffes, la complicité dans la soumission, incarne une danse brutale de l’intime et de l’amitié. Dans un va-et-vient entre désir et échec, entre instinct et écoute, iels réimaginent ce que signifie de toucher le fond. Pas comme un effondrement, mais comme une ouverture, une invitation à sentir autrement, à habiter ce qui semble abject.
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